Les premières promotions du programme

Depuis son lancement en 2023, le programme F.LA.M a accueilli 4 promotions, ce qui représente 60 apprenant·e·s, avec une légère majorité de femmes : elles sont 53%, pour 47% d’hommes.

Depuis 2021, de nombreuses jeunes femmes afghanes ont rejoint le programme : juristes, journalistes, médecins, le passage par notre formation est une étape vers la reconstruction des perspectives.

75% des personnes qui candidatent au programme ont fait des études supérieures dans leur pays.

Certain·e·s travaillaient déjà dans les secteurs du social et de la santé, du droit ou de l’humanitaire et cherchent à retrouver un chemin vers un domaine où leurs compétences professionnelles pourront être à nouveau employées en dépit du déclassement provoqué par la migration.

D’autres ont découvert leurs capacités de médiateur·rice·s dans l’exil, parfois en traversant de nombreux pays, et ils se posent la question désormais d’en faire un métier. Certain·e·s décident de s’orienter dans cette voie alors qu’ils exercent déjà en France des métiers qui ne leur conviennent pas. Le programme F.LA.M est alors un tremplin vers une reconversion professionnelle. Environ un tiers des apprenant·e·s suit le programme tout en étant dans l’emploi, à temps partiel ou parfois même à temps plein.

Chaque année nous voyons des vocations naître ou se confirmer, à mesure que les apprenant·e·s prennent confiance en eux. Parce qu’il demande une certaine maturité, la moyenne d’âge du programme F.LA.M est presque de 35 ans.

Une partie d’entre eux sont bénévoles dans des associations en France, ou l’ont été dans d’autres pays du trajet migratoire. C’est parfois ce qui leur a donné l’envie de se lancer dans un métier de la solidarité.

Toutes et tous espèrent en France un avenir fait de solidarité et de transmission, car ils ont choisi de se placer aux côtés de ceux qui arrivent après eux, d’être du côté du lien et de la réparation.

Le programme F.LA.M les accompagne dans ce devenir en transformant les savoirs expérientiels en compétences, en les aidant à avoir confiance dans ce qu’ils savent.

Un tiers des apprenant·e·s sont parents d’enfants d’âge très varié, nés en France ou aux pays, parfois adolescents ou jeunes en études. Aussi, le sujet de la transmission et de la parentalité en contexte de migration met la question de l’interculturalité au plus intime des expériences de vie. 

Après 4 années, nous sommes fier·e·s de compter  des médiatrices et des médiateurs en santé, dans l’éducation, en travail pair, mais aussi des travailleur·euse·s sociaux·ales, et une auxiliaire de bibliothèque.

Après F.LA.M, il est possible aussi de poursuivre sa formation à l’INALCO, avec le  Diplôme Universitaire Hospitalité Médiation Migration (DU H2M).

Depuis le début nous comptons dans le programme 24 pays et une trentaine de langues.